Bienvenue sur le site de Hubert Haenel, Sénateur du Haut-Rhin       

Soyez les bienvenus sur mon site Internet !


J’espère qu’à travers les informations actualisées qui vous sont fournies sur ce site, vous découvrirez ce qu’est un politique. Avec un petit ou un grand P, suivant l’importance que vous accordez à la chose publique. Si vous souhaitez que d’autres informations vous soient communiquées, n’hésitez pas à nous le faire savoir.

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Petit clin d’œil à mes visiteurs sur le site. Ce discours mérite votre lecture et devrait permettre la réhabilitation de la politique. Mais tous ne sont pas Louis de Broissia !

Monsieur le Président du Sénat,
Monsieur le Ministre, cher Henri de RAINCOURT dont c’est la 1ère sortie officielle,
Mesdames et Messieurs les Ministres d’hier et de demain,
Mesdames et Messieurs les Parlementaires,
Messieurs les Préfets,
Messieurs les Officiers Généraux,

Chers amis de toute qualité, toute nationalité, toute origine, de tous grades et à vous chers membres de ma famille qui représentez l’immense tribu familiale, en particulier chère Marie-Claire, chers Flore et Pierre, chers Thibault et Pascaline, merci d’être là et d’avoir répondu à l’invitation du Président LARCHER.

Monsieur le Président,

Je commence naturellement, légitimement et facilement par ce qui me tient le plus à cœur : vous remercier. Depuis le jour où vous avez été élu à cette fonction éminente de deuxième personnage de l’Etat, vous n’avez eu de cesse, vous et votre équipe, de m’écouter, de m’accompagner. Dans une sorte de « convalescence »...

Car dès le 1er octobre 2008 commençait pour moi une cure de désintoxication, puisque j’étais depuis 20 ans « parlement-addict ou parlement-alkoloholic », accro à une drogue dure : la fonction d’élu de la Nation, à laquelle je me suis adonnée avec passion, sans modération..., commençant par la drogue douce du Palais Bourbon (10 ans), et puis 10 ans encore, par celle du Palais du Luxembourg, la plus suave, la plus entêtante !

Alors, vous l’avez compris, Monsieur le Président, après un hiver de froidure, de grand gel (bon pour les fruits, la saison actuelle est débordante) est venu le temps de Pâques, le conseil des ministres du 8 avril me nommant Ambassadeur chargé de l’audiovisuel extérieur, le décret portant nomination le 10 avril des nouveaux membres (et des promus) dans l’Ordre de la Légion d’Honneur. Le 12 avril, j’ai été tenté de jouer au loto !

Une confidence, Monsieur le Président, puisque j’obtiens cette haute distinction -qui m’honore infiniment- à l’insu de mon plein gré - vous avez eu la délicatesse de ne rien m’en dire avant : fils d’un légionnaire de 22 ans, qui fut décoré par son père Lieutenant-Colonel de l’Infanterie Coloniale, sur le front des troupes, place d’Armes à Dijon, pour la 2ème fois grièvement blessé, fils de ce héros de la Grande Guerre, je n’avais rien à demander. Évidemment !

Et même, j’espérais être abrité durablement par la fonction parlementaire qui m’avait laissé vierge de toute décoration. Marie-Claire, ma femme, m’a dit - dans sa forme d’esprit aiguisé (et mordante, à l’occasion), parlant de cette croix, « tu l’as... parce que tu n’es plus ». Imparable !

Alors, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Ministres et Parlementaires, chers amis, peut-on être encore, après une vie très passionnante, 20 ans..., terriblement engageante (24/24, et 7 sur 7 comme on dirait chez les jeunes, et presque 365/365) ? Oui, assurément, oui, mais sous conditions !

1ère condition : avoir une famille géniale (ce fut mon cas avec Marie-Claire, mon « moteur à réaction », nos deux enfants Flore et Thibault et leurs chères moitiés, Pierre, Pascaline, sans oublier Maxence, et Augustin qui a complété ce charmant tableau. Cette famille est l’ancrage de ma vie.

2ème atout : avoir des amis solides, vrais, une petite partie est là, aujourd’hui, vous êtes ici, dans la diversité de vos fonctions, de vos générosités, de vos sincérités. Du club du 23 mai à Dijon, à celui (très fermé) des Improbables, du Club Vauban, à celui de Parlement et Communication et de Netexplorateur, du conseil d’administration des Papiers de Presse à celui de l’APRR, de France Télévisions, j’en oublie... forcément !

3ème avantage : trouver en soi des ressources, pour un rebond, et non pour fuir : ma tentation de Venise aurait pu être l’Abbaye de Tamiers (en Haute-Savoie), la chère Boudeuse (hélas, à l’époque l’horizon de ton si beau brick-goélette, cher Patrice, c’était la bibliothèque François Mitterrand depuis le port de Bercy), la montagne sur le plateau d’Avoriaz, ou mon petit Liré « Blagny-sur-Vingeanne » !

Mais mes 14 ans de formation chez les jésuites m’ont appris à me tenir. Et Tony BLAIR m’avait prévenu « être humble dans la victoire pour rester digne dans la défaite ».

4ème ressort : s’appuyer sur son éducation, sur ce que m’a donné une famille de patriotes, de catholiques, de loyaux serviteurs de leur souverain (nous avons servi la couronne d’Espagne, puis celle de France, la République enfin) dédiés aux métiers des Armes et à la Foi chrétienne, sur ce que nous ont inspiré une enfance, une adolescence, une jeunesse dans un cadre spartiate, prioritairement ouvert sur l’Autre, le déshérité, l’abandonné, le réfugié. Une enfance de fils d’officier, habitué à déménager, à découvrir, à ne pas s’incruster.

5ème exigence : s’engager à ne jamais renier ses principaux engagements, dont 3 me tiennent totalement à cœur :

1. mon 1er engagement, celui de la Famille et de l’Enfance en danger, et après la Fondation des Orphelins de Dole (dont j’ai la charge), créée en 1694 par notre arrière-arrière grand-oncle, Jean-Ignace. Je continuerai le combat que nous avons mené, pour préparer ici au Sénat, la grande loi de 2007 sur la protection de l’enfance : mes 14 ans de présidence du Conseil Général de la Côte-d’Or m’avaient permis de plonger dans ce crime social des innocentes 300 000 victimes françaises de violences, d’abus, d’abandons. Pour preuve de mon engagement, mon entrée en décembre dernier au conseil d’administration de la « Fondation pour l’Enfance » d’Anne-Aymone GISCARD d’ESTAING.

2. mon 2ème engagement : celui d’une presse et d’un audiovisuel forts, rigoureux, remueurs de société, créateurs d’énergie, en évolution technique permanente dans un monde du tout-numérique. Du Bien Public au DAVOS de l’Internet (créé ici au Sénat), quelle évolution !

3. mon 3ème engagement, celui en faveur du cher Tibet, avec mon admiration et mon amour pour ce peuple fier, aujourd’hui meurtri, blessé... jamais vaincu. Et qui doit vivre, et non survivre, ou vivre entre parenthèses. Mon engagement restera total, entier, jusqu’à ma réincarnation ? Sous quelle forme ! Je crains le pire...

6ème condition : toujours travailler en équipe, et j’ai eu le bonheur à l’Assemblée Nationale, au Conseil Général de la Côte-d’Or, au Sénat et à l’Assemblée des Départements de France, d’avoir des équipes talentueuses, disponibles, joyeuses. Je leur dois infiniment. Je n’oublierai jamais chacune et chacun d’entre vous, car « vous le valez bien ».

7ème (et dernier) point : ne jamais sacrifier son panthéon personnel et respecter totalement celui des autres.

La vie publique sublime, au sens où elle les épure, les valeurs auxquelles vous vous référez. Celles de ma famille (les officiers morts sur tous les champs d’honneur, les religieux en terre étrangère - Charles de BROISSIA à Pékin, avec les jésuites au 17ème siècle, Michel ALLARD, assassiné à Beyrouth au début de la guerre syro-libanaise), l’exemple du Général de GAULLE et sa « certaine idée de la France », la voie sociale tracée en Côte-d’Or par Henry BERGER, le bon docteur, l’engagement ardent du Président SARKOZY, que je soutiens, pour réformer la France et lui redonner, comme on dit dans les synagogues « son rang glorieux parmi les Nations ».

Dans tout cela, cher Monsieur le Président, chers amis, vous n’avez rien noté qui puisse laisser croire, qu’en ce jour, j’éprouve d’autres sentiments que ceux de l’humilité et de la reconnaissance.

J’ai eu plus que ma part de bonheur, d’affection, d’amitié pour refuser de le partager avec vous.

J’ai tenté de vous le dire, à ma façon, sans fausse pudeur, avec mes mots à moi. Merci d’avoir été attentifs et indulgents.

Votre présence a été un honneur.
Je le mesure.
Infiniment.

Louis de Broissia

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